Aujourd'hui, ça fait exactement cinq mois que je n'ai rien posté sur ce fichu blog pour la simple et bonne raison que je ne considére plus les blogs comme un mode d'expression suffisamment franc, suffisamment humain, mais il est vrai d'un autre côté que je n'en ressens plus le besoin. Ce blog je le regrette, enfin je lui dois aussi une fière chandelle... C'est bizarre de dire ça mais grâce à un vulgaire site Internet je me suis sorti d'une affreuse maladresse que je n'aurai même pas pu regretter...Alors pourquoi ce blog...tout simplement au commencement par pure fierté... J'allais mal, tout, autour de moi, me faisait chier, l'impression d'être un autiste dans un monde trop pourri pour moi, ou d'être trop pourri pour ce monde... Trop fier pour en parler à quelqu'un, trop orgueilleux pour m'exposer dans la réalité, j'ai dû me résigner au blog, pour pouvoir me vider la tête, me sentir vivre, me voir évoluer... J'ai toujours rêver d'avoir des souvenirs, de posséder une mémoire, des anecdotes pour plus tard...Je ne vais pas dire que je m'en suis créés de par moi-même, mais j'ai l'impression en revenant sur mon blog parfois, de revivre les grandes lignes d'une période assez dense de ma jeune vie... c'est un peu comme les photos de portable, ces soirées où on les regarde, on se remémore d'anciens souvenirs, de vieilles situations rigolotes... Ce blog c'est un peu ça, mais ce fut avant tout mon double... Vous allez me pendre pour un fou après ça, mais il est vrai que mon blog fut comme lorsque l'on est encore gamin, un copain de jeu imaginaire. Vous vous rappelez quand nous étions petits encore et que nos parents ne voulaient pas jouer avec nous alors nous nous résignions à inventer nos propres règles du jeu afin de quand même pouvoir jouer à deux, nous-même et notre fameux adversaire virtuel... Mon blog fut ça, un adversaire virtuel mais aussi et surtout un ami universel... Ma journée se résumait à ça, mon seul plaisir quotidien lui était entièrement consacré, effleurer les touches du clavier en ayant la pensée en ébullition, le corps transcendé de toute part par une émotion qui sortait de je ne sais où... Le rire parfois intervenait, les larmes avaient elles aussi leur mot à dire... Mon blog devenait mon placard bordélique émotionnel... Le lycée me bouffait, le blog me permettait de me calmer... Ce n'était pas de la jouissance que je ressentais quand je lui parlais, mais plutôt un ouf de bonheur d'avoir pu tout lui avouer, de pouvoir enfin m'ouvrir à un monde que je ne connaissais pas encore, le monde du pardon, le monde du souvenir, le monde du vécu...
Du temps a passé depuis ce fameux concert des clavadoses du rock, je suis parti en camping avec mes amis, des soirées se sont succédées mais sans la saveur d'antan, une rentrée complètement démesurée et désolante, une nouvelle vie impitoyable mais terriblement excitante, de nouveaux copains mais sans penser aux anciens, de nouveaux passe-temps, de nouveaux besoins, de nouveaux sentiments... Et puis là arrive Noël, le Nouvel An et les partiels... La nouvelle année nous permet de nous remettre en question, comme si notre horloge biologique ne nous suffisait pas, l'homme a crée en plus une horloge temporelle afin de nous donner une chance en plus de remettre ses valeurs au goût du jour, ses préoccupations sur le devant de la scène... Chaque nouvelle année est un Big bang, on fait le point sur l'année passée, les bons moments comme les mauvais, les conflits entre copains, les concerts inoubliables, les rapports sexuels partagés, les films tant vénérés...
Mon blog se terminera avec ce dernier article, cet article même que vous lisez, plus d'une année s'est écoulée entre ma première confidence et cette dernière mise au point... Ce blog fut comme je l'ai dit une évasion sensorielle, une fuite corporelle. Mais avant tout ce blog fut d'une lâcheté émotionnelle! Je ne pouvais affronter le réveil du matin sans penser aux articles que j'avais postés, ou aux futurs pardons que j'allais mettre en ligne... J'écrivais au plus juste, en essayant de toucher le coeur du problème, je n'y arrivais jamais car ce n'était jamais le coeur du problème que j'abordais mais mon coeur à moi... Je voulais touchais mon public aussi, attendre sans relâche le moindre commentaire, car j'étais arrivé à un stade où un commentaire équivalait à un pardon exaucé, à une faveur que l'on m'accordait, à une chance que l'on me donné, à une attention que l'on m'offrait... Chaque commentaire était une voix, une voix pour ma propre paix intérieure mais aussi pour ma fierté extérieure...
Je suis quelqu'un de fier et parfois d'orgueilleux vous le savez maintenant, mais cet orgueil je lui dois la vie mais paradoxalement aussi une mort proche quoique d'une extrême lenteur... Je ne suis pas hypocrite au point de dire que je vous ai manipulé à l'aide de ce blog, que j'arrivais à avoir de vous ce que j'attendais... Mais ce fut tout comme... Je voulais de l'attention de votre part, je fis tout pour y arriver, mais ne croyez pas que je considérais vos visites comme de l'audience Internet comme de l'audience de votre personne m'étant consacrée, je veux être réalisateur de films mais en aucun cas présentateur télé...
Je finirais sur ça, mon blog a été crée de mes propre mains, mais il s'est échappé aujourd'hui... Il vit sa vie tout seul, je n'ai plus besoin de lui, il n'a plus besoin de moi... Je le laisse vivre c'est tout... Il est l'une de mes nombreuses personnalités... Une facette de mon moi est donc sur le net, les autres sont dans la vie réelle... Je ne suis pas schizophrène ni fanfaron en pensant que je possède plusieurs visages, au contraire je les subis, car l'hypocrisie revient chez moi toujours à la charge comme les souvenirs d'enfant et les blessures passées ou comme pour certains (...), une envie soudaine de liberté s'est ancré dans mon inconscient. Tous ces badauds font la queue derrière les portes de mon moi, certains parviennent à rentrer, les places sont chères, alors dès qu'ils en ont l'occasion, ses externalité de l'âme, me chuchotent à l'oreille :
"Ferme ton blog, oublie cette partie de ta vie, consacre toi au présent, vit la réalité..."
Et cette petite voix, je viens tout juste de l'écouter, je viens tout juste de la suivre...
Adieu toi !
j'ai ouvert un autre site sur mon voyage en Roumanie avec mes compagnons de voyage....
www.bunaziua.fr